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Yves-Cortez

Contràriament al que se'ns ha ensenyat, dins l'imperi romà la gent no parlava llatí, sinó una llengua germana d'aquest o "proto-romanç" (per Cortez =>italià antic). El llatí, i aquest "proto-romanç" serien dues germanes del mateix tronc de les llengües indoeuropees.

La gramàtica és diferent.. No és casual que el llatí tingui declinacions i que cap de les seves llengües filles en tingui; que mentre que en el llatí hi ha tres gèneres: masculí, femení, neutre, en totes les seves "filles" només hi hagi dos gèneres, etc..

Hi havia un entorn bilingĂĽe on la gent parlava una llengua, mentre els escrits es feien en llatĂ­. Com passa a Xina o al mĂłn Ă rab. Les llengĂĽes romĂ niques actuals provindrien en les seves estructures i vocabulari bĂ sic del llenguatge parlat, no de l'escrit.

Mostra proves de la "no evoluciĂł" d'altres llengĂĽes, com, l'Ă rab, l'italiĂ , o el grec de Xipre, fet que el porta a dir que "la transformaciĂł del llatĂ­ clĂ ssic en 'baix llatĂ­' dins la 'pax romana' Ă©s molt poc probable". El tĂ­tol del primer capĂ­tol Ă©s colpidor: "El llatĂ­ Ă©s una llengua morta des del segle I aC" en ell cita l'epitafi de Naevius, mort cap a l'any 200 AC: "Obliti Sunt Romae Loquier Lingua Latina" (a Roma ha sigut oblidat el parlar la llengua llatina).

Ce livre a pour but de refonder toute l’étymologie des langues indo-européennes. Il propose une méthode rationnelle aux antipodes de l’étymologie officielle dont l’auteur dénonce les fantaisies et le manque de rigueur scientifique.
La découverte fondamentale exposée dans ce livre est que les mots sont tous composés de particules élémentaires que l’auteur désigne sous le nom d’orones, où les orones sont en quelque sorte des éléments de base en nombre limité qui ont permis la construction de tous les lexiques des langues indo-européennes, à l’instar des atomes, eux aussi en nombre limité, qui permettent la fabrication d’un nombre illimité de molécules. Cette découverte s’oppose radicalement au principe émis par Ferdinand de Saussure selon lequel l’invention des mots par chaque peuple relèverait de l’arbitraire.
La méthode oronale proposée par l’auteur peut s’étendre à d’autres familles linguistiques et ouvre des perspectives nouvelles à la recherche.

L’auteur ayant été frappé par la maladie, laisse l’ouvrage à compléter. Il compte sur une jeune génération de linguistes pour reprendre le flambeau

Yves Cortez passionné par l'étude des langues, est l'auteur du livre «  Le français ne vient pas du latin ».

Mai 2009.

ÉTYMOLOGIE DES LANGUES INDO-EUROPÉENNES


Sommaire

 

Chapitre I : Les mots sont transparents

Naissance d’un doute

But de cette recherche

Les apports de la linguistique à l’Étymologie

Critique de la linguistique officielle

Pour une méthode scientifique

 

Chapitre II :  les lois fondamentales de l’etymologie

Loi n°1 : Loi de l’intertie

A. L’inertie sémantique

B. L’inertie phonétique

Loi n°2 : Loi du vocalisme aleatoire

Loi n°3 : Loi de la conservation des sons consonantiques

A. Equivalences sourdes / sonores

B. Les Ă©quivalences occlusives / fricatives

C. Les équivalences dérivées

D. Les Ă©quivalences des sons proches

E. Une équivalence importante et singulière : R=L

F. Les équivalences limitées

Loi n°4 : Loi de l’agrégation

Loi n°5 : Loi de l’adéquation son/sens

Chapitre III : Lois relatives au lexique

Loi n°1 : Loi des 4 sources lexicales

Loi n°2 : loi de la sémantique

Loi n°3 : Loi de l’auto-fabrication

 

Chapitre IV : Les Orones

Les orones

La structure consonantique :

De la structure consonantique à l’orone

Exemple de passage de la structure consonantique à la structure oronale :

La structure oronale

Les orones primaires

Les orones secondaires

 

Chapitre V : Altérations et processus particuliers

La répétition

1. La répétition complète

2. La répétition altérée phonétiquement

3. La répétition partiellement non altérée

4. La répétition partiellement altérée

L’apocope

L’aphérèse

La métathèse

L’épenthèse

 

Chapitre VI : Le vocabulaire indo-européen

Existence de l’indo-européen

Expansion de l’indo-euopéen

Reconstruction du vocabulaire indo-européen

Particularité du vocabulaire indo-européen

Civilisation indo-europeenne

Vocabulaire de l’indo-européen

I) Environnement naturel

II) Vie domestique

III) Homme, famille

IV) Vie sociale

V) Nombres

VI) Temps

VII) Organisation sociale

VIII) Religion

IX) Pronoms personnels

X) Action

XI) Eléments descriptifs

XII) Corps

XIII) Divers

 

Chapitre VII : L’étymologie de la langue francaise

Rappel des quatre composantes

1. Le substrat

2. La langue dominante

3. Les emprunts

4. L’auto-fabrication

 

Chapitre VIII : Critique de l’étymologie officielle

Un défi aux lois de la phonétique

Etymologies absurdes

Quelques procédès de l’étymologie officielle

 

Chapitre IX : Liste détaillée des orones de l’indo-européen

1- Les affixes

LES INFIXES

1- Les orones primaires

3- Les orones secondaires

 

Chapitre I : Les mots sont transparents

 

 

  • Naissance d’un doute
  • But de la recherche
  • Les apports de la linguistique Ă  l’étymologie
  • Critique de la linguistique officielle
  • Pour une mĂ©thode scientifique

 

 

 

Les Grecs, les Hébreux et les Romains nous ont laissé de nombreuses traces de l’intérêt qu’ils portaient à l’origine des mots. Dans la plupart des cas, des étymologies nous paraissent aujourd’hui contestables et les chercheurs du 20e siècle s’appuyant sur les découvertes récentes de la linguistique prétendent avoir fait faire un pas décisif à la « science » étymologique. Pourtant après avoir lu les étymologies « officielles » des mots de la langue française, je n’ai pas eu le sentiment que celles-ci fussent basées sur une méthode scientifique rigoureuse, mais résultaient plutôt d’un ensemble de méthodes empiriques, voire même, le plus souvent, de l’inspiration du moment des rédacteurs.

 

Naissance d’un doute

 

Je consacre dans ce livre un chapitre à la critique de l’étymologie officielle, pour en dévoiler les incohérences, les artifices et les insuffisances. Beaucoup d’étymologies sont en contradiction totale avec les lois de la phonétique, ou encore sont un défi au simple bon sens. Ainsi le vocabulaire français compterait plus de 1500 mots d’origine néerlandaise, soit beaucoup plus que de mots anglais – mis à part les emprunts récents – comme si nous avions eu historiquement plus de contact avec les Néerlandais qu’avec les Anglais. Serait-ce les Néerlandais qui nous auraient fait la guerre de cent ans, et auraient conquis la moitié de la France.

 

Dans le même ordre d’idée, cela n’étonne personne que des centaines de mots dits d’origine « francique » se retrouvent, sans aucune transformation phonétique, dans toutes les langues romanes. Les autres peuples romans auraient-ils attendu que nous constituions un vocabulaire nouveau grâce aux Francs pour nous l’emprunter sans le déformer d’aucune manière ? Il y a là un mystère qui demande à être percé.

 

Chapitre I : Les mots sont transparents

 

 

  • Naissance d’un doute
  • But de la recherche
  • Les apports de la linguistique Ă  l’étymologie
  • Critique de la linguistique officielle
  • Pour une mĂ©thode scientifique

 

 

Les Grecs, les Hébreux et les Romains nous ont laissé de nombreuses traces de l’intérêt qu’ils portaient à l’origine des mots. Dans la plupart des cas, des étymologies nous paraissent aujourd’hui contestables et les chercheurs du 20e siècle s’appuyant sur les découvertes récentes de la linguistique prétendent avoir fait faire un pas décisif à la « science » étymologique. Pourtant après avoir lu les étymologies « officielles » des mots de la langue française, je n’ai pas eu le sentiment que celles-ci fussent basées sur une méthode scientifique rigoureuse, mais résultaient plutôt d’un ensemble de méthodes empiriques, voire même, le plus souvent, de l’inspiration du moment des rédacteurs.

 

Naissance d’un doute

 

Je consacre dans ce livre un chapitre à la critique de l’étymologie officielle, pour en dévoiler les incohérences, les artifices et les insuffisances. Beaucoup d’étymologies sont en contradiction totale avec les lois de la phonétique, ou encore sont un défi au simple bon sens. Ainsi le vocabulaire français compterait plus de 1500 mots d’origine néerlandaise, soit beaucoup plus que de mots anglais – mis à part les emprunts récents – comme si nous avions eu historiquement plus de contact avec les Néerlandais qu’avec les Anglais. Serait-ce les Néerlandais qui nous auraient fait la guerre de cent ans, et auraient conquis la moitié de la France.

 

Dans le même ordre d’idée, cela n’étonne personne que des centaines de mots dits d’origine « francique » se retrouvent, sans aucune transformation phonétique, dans toutes les langues romanes. Les autres peuples romans auraient-ils attendu que nous constituions un vocabulaire nouveau grâce aux Francs pour nous l’emprunter sans le déformer d’aucune manière ? Il y a là un mystère qui demande à être percé.

 

L’étude systématique de toute l’étymologique « officielle » m’a permis de franchir une première étape. J’ai découvert que si la logique était absente de l’étymologie officielle, cela venait du fait que l’une de ses fondements était erroné. En effet, les étymologies considèrent comme acquis que le français vient du latin. Mais il n’en est rien, comme je l’ai démontré dans « Le Français ne vient pas du latin » Editions L’Harmattan 2007.

 

A vouloir trouver à toute force une origine latine à tous les mots français, les étymologistes se laissent aller à toutes sortes d’extravagance. Ainsi, le mot NIAIS viendrait du latin NIDUS (nid), le mot ÉVIER du latin AQUA (eau), le mot ABRI viendrait de APRI CARI (s’exposant au soleil), le mot FOLIE du latin FOLLIS (ballon), le mot MOYEU du latin MODIULUS (petit vase), le verbe PALLIER du latin PALLIUM (manteau), les mots FERMER et FIRMAMENT du même mot latin FIRMARE (rendu ferme), etc, etc, etc…

 

La liste est très longue des curiosités de toutes sortes. Au fond, le procédé de l’étymologie « officielle » sous couvert de recherches diverses ponctuées de références datées avec précision, se résume à un postulat d’une grande simplicité : ressemblance phonétique vaut origine.

 

Mais comme les étymologistes ont du mal, et pour cause, à trouver une origine latine à tous les mots français, ils s’appliquent à chercher, dans d’autres langues, des mots dont ils décrèteront qu’ils ont été amputés. Ils appliquent alors la même méthode : ressemblance vaut origine. Les deux étymologistes qui ont fondé l’étymologie officielle moderne du français et qui sont la référence quasi exclusive des dictionnaires français contemporain, notamment le Larousse et le Robert, Oscar BLOCH et W. VON WARTBURG sont des spécialistes des langues germaniques. Il est donc naturel qu’ils aient cherché dans le néerlandais, le francique et l’allemand l’origine de très nombreux mots.

 

Ainsi, le mot HOUILLE viendrait du francique (qui plus est, reconstitué !) HUKILA (bosse), le mot LOUPE de l’ancien haut allemand LUPPA (masse informe d’une matière caillée, sic !), le mot RECHIGNER de l’ancien haut allemand KINAN (tordre la bouche). Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage un peu surréaliste qui malheureusement sert de base à notre étymologie officielle (cf. les extraits dans les encarts ci-après).

 

De temps à autre, les étymologistes changent de registre et vont piocher dans le grec, l’arabe, les parlers régionaux, même si, dans certains cas, paradoxalement, une origine latine paraîtrait plus logique.

 

Le mot ÂTRE viendrait du grec ASTRAKON (coquille) alors que ce mot peut être rapproché (pour une fois) du latin ATER (noir), la couleur des âtres ; le mot PRÊTRE viendrait du grec PRESBYTEROS et non du latin PRAETOR (qui signifie au plus propre « homme placé en tête ») ; le mot MASSER viendrait de l’arabe MASS et non du latin MULCEO (caresser) ; le mot NOUBA viendrait de l’arabe et non du latin NUBERE (se marier) ; le mot CARQUOIS viendrait du persan TERKECH, alors qu’il semble un simple dérivé du latin ARCUS (arc) ; quant au mot CARAMBOLER, on pourrait le considérer comme résultant de la fusion de deux mots latins CARRUS (fourgon) et AMBULARE (aller et venir).

 

 

But de cette recherche

 

Mon propos n’est pas de critiquer une à une les étymologies officielles, c’est d’ailleurs pourquoi nous ne commencerons pas ce livre par le chapitre sur l’analyse critique de l’étymologie officielle. Non, mon but est de montrer que la fabrication des mots des lexiques de toutes les langues indo-européennes répond à un mécanisme qui peut être décrit.

 

En ce sens, je réfute l’arbitraire saussurien. Je montrerai qu’il n’y a pas d’arbitraire mais une logique solide qui a permis pendant des millénaires la fabrication de tous les mots, à partir de lois fondamentales.

 

De même que les molécules sont formées à partir d’un nombre limité d’atomes, les mots sont formés d’un nombre limité d’éléments de base que nous appellerons les ORONES.

 

Pour se démarquer de l’étymologie officielle, j’appellerai la méthode proposée : l’étymologie oronale. Elle a sa logique propre qui peut être appliquée à toutes les familles linguistiques. Nous nous contenterons dans ce livre de décrire les orones de l’indo-européen, ce qui ouvre la voie à la description de l’étymologie de toutes les langues indo-européennes. Mais le même exercice peut être fait pour les langues sémitiques, les langues turques, les langues bantoues ou les langues australiennes.

 

 

Les apports de la linguistique à l’Étymologie

 

Si je suis critique sur de nombreux aspects de la « science » linguistique, je reconnais qu’un sérieux débroussaillage a été fait en deux siècles. Quelques notions qui nous paraissent évidentes aujourd’hui, n’étaient pas accessibles à nos prédécesseurs.

 

D’abord, il a été découvert qu’il existait des familles linguistiques, au point que Saussure disait au début du siècle dernier : « La tâche de la linguistique sera de faire la description et l’histoire de toutes les langues (…) et de reconstituer les langues mères de chaque famille » in « Cours de linguistique générale », Ferdinand de SAUSSURE – Editions PAYOT.




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